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Guérir nos ancêtres

Par Lydia Bison Tonnerre.

Pourquoi la guérison de nos ancêtres est-elle une des clés de la libération intérieure, de la régénération de toutes nos parts blessées et de manière exponentielle, de celles de la planète ?

L’approche chamanique nous porte à considérer que l’ADN contient la somme de toutes les mémoires de notre famille, en partant des deux lignées, maternelle et paternelle et de leurs fratries, ce qui très rapidement nous conduit à un nombre considérable d’individus ayant laissé leur empreinte en nous.

Ceci étant posé, nous incarnons l’information de centaines de milliers de « vies antérieures » avant même d’envisager la notion de réincarnation, à savoir la part de notre conscience qui intègre un corps à la naissance.

Nous sommes avant tout la réincarnation de nos ancêtres et sont inscrites en nous les mémoires de leurs talents, de leurs qualités, de leur sagesse mais aussi de leurs erreurs, de leurs blessures, de leurs conditionnements et de leurs traumatismes.

Depuis toujours, le chamanisme est cette pratique qui permet de nous reconnecter à nos ancêtres et de guérir les traumatismes passés, d’exorciser les démons intérieurs et parfois les formes d’entités parasites qui occupent notre champ énergétique sans notre consentement. Pour ce faire, il prend appui sur la collaboration avec le monde des esprits, des plantes, des animaux, des minéraux, en musique, et accède à cette trame de mémoires par la transe contrôlée. Notre champ d’information personnel, inscrit dans notre ADN au niveau cellulaire peut être comparé à une banque de données qui est décryptable par celui ou celle qui sait se connecter au mode vibratoire des cellules, et à leur chant, étant entendu que tout est vibration dans l’univers. Une fois connecté, il lui est alors possible de procéder à une chirurgie sur la fréquence même de l’ADN qui permette à certains traumatismes de guérir et d’offrir l’accès à des sphères équilibrées et nourrissantes de notre être, l’héritage positif et favorable de nos ancêtres.

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La diversité de cas rencontrés – d’origine culturelle, sociologique, générationnelle – des plus faciles au plus terribles et complexes permet de vérifier l’efficacité sans faille des soins dès lors qu’il est question de guérir les maux des ancêtres pour régler une problématique du moment.

De toute évidence, chaque individu ne nait pas en incarnant la globalité des dysfonctionnements de ses ancêtres, il ne pourrait pas survivre. En fonction de sa mission sur terre, de son caractère et de tous les éléments constitutifs de son cheminement, il porte certains traits de personnalité, des talents ainsi que des problématiques de l’incarnation actuelle qui entrent en résonance avec des mémoires trans-générationnelles. A un moment clé de sa vie, souvent à la suite d’un choc, peut se manifester un blocage – d’ordre émotionnel, psychologique ou physique – créant des symptômes douloureux et limitatifs. C’est ce que nous appellerons « Le réveil de l’ancêtre » : Quelque part à l’intérieur de nous, dans le foisonnement de la symphonie cellulaire, un ou plusieurs ancêtres auxquels nous ressemblons par l’équation alchimique entre nos traits de caractères et nos itinéraires, vont brusquement sortir de leur sommeil. Ils vont implorer de l’aide et nous exhorter à leur reconnaissance pour réparer les plus graves séquelles de leurs manquements et dévoiements. De leur vivant, ils n’ont eu ni les clés, ni les conjonctures propices pour transmuter leurs maux avant de mourir et de sombrer dans le néant, prisonniers de l’oubli pendant des siècles, voire des millénaires.

Qui n’a jamais entendu ou prononcé ces phrases : « Je n’ai pas à payer le prix des erreurs de mes ancêtres ou de mes vies passées. Je n’y suis pour rien. Je ne m’en souviens pas. Ce n’est pas de ma faute. »

En effet, cela parait profondément injuste d’être abruptement la victime des maux et du manque de conscience de personnes que nous ne connaissons pas, parce qu’ils eurent des gouts communs aux nôtres et font partie d’une lignée qu’il nous semble à priori n’avoir pas choisie ! Et pourtant, la matrice divine de création de notre Mère Terre dont la science et l’imagination dépassent l’entendement – il suffit pour s’en convaincre d’observer comment fonctionnent le corps humain et la Nature elle-même – tend immanquablement et continuellement vers un processus de guérison individuelle et planétaire, en nous permettant de devenir en conscience les canaux et les vecteurs de la réhabilitation de nos ancêtres, ceux qui, une fois libérés vont pouvoir nous faire offrande de ce qui nous manquait cruellement pour avancer et atteindre le degré d’évolution auquel nous avons toute légitimité d’aspirer.

Combien de fois nous trouvons-nous impuissants face à nous-même, envahis de doutes, de peurs, de dépression ? N’est-il pas alors rassurant de nous dire que ces vagues émotionnelles, ou même ces cristallisations dans le corps physique ne sont pas « à » nous bien qu’elles soient « en » nous et passent « par » nous ?

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C’est pourquoi, lorsque ce phénomène naturel survient, qui consiste en une forme d’épuration et de rééquilibrage des données imprimées dans notre ADN, il nous appartient de ne plus accepter d’être des victimes mais bien de devenir des Guerriers- Guérisseurs matures. Il nous revient d’endosser la responsabilité d’aider nos anciens à se libérer, permettant en outre, en agissant sur le champ morpho génétique, de libérer les autres membres de notre famille, ceux qui ne résistent pas au processus de transmutation étant donné que toute résistance le rend plus ardu.

Toutefois une chose est certaine : résistance ou non, la force de cette manifestation conduit infailliblement à la régénération cellulaire et à la résolution du problème. Si nous n’en prenons pas la pleine conscience, ne décidons de nous y confronter activement, nous devenons en quelque sorte possédés par ces ancêtres en souffrance et en subissons les conséquences d’autant plus douloureusement.

Jusqu’à récemment le « réveil de l’ancêtre » et sa transmutation impliquaient nécessairement plusieurs générations, mais aujourd’hui, l’accélération et l’intensification du phénomène sont telles que nous avons l’opportunité d’explorer différentes trames narratives ancestrales et de les guérir en quelques mois afin de nous imaginer, de nous construire un scénario de vie optimal et de le vivre en plénitude et absolue liberté.

Etant nous-mêmes des éléments constitutifs de la biosphère, au même titre que tous les individus des autres règnes, chaque étape de notre évolution personnelle participe de l’évolution collective.

C’est en cela que les pratiques de nos ancêtres, les voies chamaniques incorporant cet entendement depuis des millénaires nous soutiennent et nous aident. Elles nous rappellent et nous enseignent que plus nous honorons les anciens par l’accueil sans restriction de leurs blessures, embrassant inconditionnellement et avec amour la globalité de leurs parcours, plus nous devenons des hommes et des femmes complets et authentiques.

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