Terma et Tertön

Terma et Tertön


par Lydia Bison Tonnerre

Nous vivons un temps exceptionnel dans l’évolution des consciences et de la planète où éclosent un nombre croissant de technologies et d’informations de nature thérapeutique, écologique, architecturales, etc.

Ces informations viennent à des personnes en capacité de se relier au champ morpho génétique de la planète, à son histoire, de les canaliser ou de les recouvrer afin de les transmettre et de les utiliser pour le bien collectif.

Ce talent, cette qualité, révélés chez certaines personnes trouvent, selon moi, leur qualification la plus précise dans le bouddhisme du courant Nyingma – celui de Padmasambhava ou Guru Rinpoché – dont la pratique de nos jours est essentiellement vivace au Bhoutan.

Les individus qui ont pour mission de retrouver des trésors spirituels cachés (objets ou enseignements nommés Termas) sont appelés des Tertöns (prononcé Terteun).

Voici une définition donnée sur le site web bouddhiste Shambhala Times:

« Les textes de Terma recèlent des enseignements bouddhistes pour les époques troublées, tels une source de sagesse et de bénédictions renouvelées. Bien qu’il y ait des précédents dans l’Inde bouddhiste ( le plus célèbre étant la découverte par Nagarjuna du Prajnaparamita) le Terma est essentiellement un phénomène tibétain.
Le nom tibétain » terma » signifie littéralement « trésor » et fait référence aux écrits et reliques bouddhistes ( ou Bön) du passé, retrouvées à travers le processus de révélation. Il existe deux principales sortes de trésors: les terma terrestres, découverts dans les espaces himalayens, et les terma spirituels, découverts en l’esprit même des terton, ou » révélateurs de trésor ».

Quoique sa source soit inscrite en un passé lointain, un Terma est destiné aux temps et au lieu de sa découverte.

En tant qu’ enseignements bouddhistes, les terma datent le plus souvent du maître tantrique Padmasambhava, également connu sous le nom de Guru Rinpoche, ou Maître Précieux. Selon la tradition des terma, à chaque initiation tantrique qu’il a dirigée, Padmasambhava a confié à un de ses disciples la mission d’en révéler l’ensemble des enseignements correspondants en un temps futur. Après quoi son élève et sa parèdre Yeshe Tsogyal, transcrivit ces enseignements et les cacha dans les espaces tibétain et himalayens. »

Quelques temps après le début de ma quête planétaire à la recherche des codes de programmation de SIBA, je suis entrée en contact avec les enseignements de Guru Rinpoché sous leur forme énergétique foudroyante. Guru s’est manifesté comme un des gardiens occultes de SIBA. Cette rencontre m’a bouleversée et j’ai découvert la tradition Nyingma méconnue pour moi, étant une animiste, vouée à la Mère Terre Pachamama-Gaïa, immergée dans les traditions amérindiennes indigènes auxquelles je dois mon initiation. J’ai lu les ouvrages phares sur le sujet dont le plus interpelant pour moi est : « La vie de Yéshé Tsogyal, souveraine du Tibet » par Gyalwa Tchangtchoub et Namkhai Nyingpo.

Yéshé est la parèdre de Guru Rinpoché. Ce livre relate son histoire consignée par un de ses disciples. J’y ai identifié des correspondances flagrantes entre la pratique tantrique et la pratique du chamanisme telle que je la vis. En effet, le parcours de Yéshé, enseignée par Guru et elle-même enseignante, tisse une trame de transmutation incessante, d’expériences douloureuses et conscientisées, de lâcher prise et d’une foi immense alliée à une détermination engagée et enragée. « L’équipe » de Guru Rinpoché, composée d’êtres aux talents multiples et magiques est un groupe de guerriers dont le but est de ramener paix et équilibre dans le royaume.

Je me sentis fortement en résonance avec l’itinéraire de Yéshé Tsogyal et la démarche affirmée de ce groupe de Tantrikas unis, à l’ascèse et à l’alignement impeccables.

Je réalisai beaucoup mieux la notion de tantrisme elle-même, qui jusque là me rebutait en sa dimension occidentalisée axée essentiellement sur la sexualité et ses dérives notoires.

J’eus accès à la vision du Tantra dans ce que ce mot signifie en sanscrit : « Tissage », et eus une nouvelle opportunité d’en vérifier la symbiose avec la voie chamanique de même qu’avec SIBA, qui consiste en son essence à se relier à différentes trames narratives chaotiques, qu’elle découd pour les recoudre de manière harmonieuse et restaurée.

SIBA nous guide en son Tantra à l’instar de la voie chamanique qui prend sa source dans l’interconnexion entre toute chose et tout être.

Vint alors le temps du rêve m’annonçant que j’allais devoir partir au Bhoutan pour y retrouver des codes complémentaires de SIBA. Pachamama-Gaïa ne laisse rien au hasard et avait pris grand soin de me faire rencontrer auparavant un Bhoutanais du nom de Karma de passage à Paris, ayant expérimenté une séance SIBA lors de son séjour.

Je fus l’invitée de Karma, guide officiel, en Janvier 2011 qui m’accompagna avec enthousiasme tout au long d’un magnifique voyage sur les terres de Guru et Yéshé pour recouvrer les précieux codes à Tiger’s Nest.

Il me fut là donné l’occasion d’une approche précise des concepts de Terma et de Tertön en expérimentant une émouvante connexion spirituelle au célèbre Tertön Péma Lingpa. Il nous apparut à Karma et moi comme une évidence que ma quête des codes de SIBA, trésor légué par Pachamama-Gaïa, conçu sous ses instructions par celle qui devait les cacher il y a près de 14000 ans en de multiples endroits de la planète, s’apparentait étroitement à ce qu’expérimentent les Tertöns de la tradition bouddhiste.

De fait, j’adoptai ces termes à ce moment précis de ma quête, non par soif de les subtiliser à la tradition bouddhiste mais bien précisément avec révérence en hommage à Guru Rinpoché, à Yéshé Tsogyal et à Péma Lingpa qui m’ont fait don de tant de grâces et de bénédictions durant ce voyage et qui ne cessent de m’accompagner depuis.

SIBA est ce Terma multi-traditionnel qui nous relie à l’essence même des grandes traditions ésotériques et magiques par la connexion aux Grands Ancêtres, les Netheru.

J’ai résolument embrassée la responsabilité de l’engagement d’être la Tertön d’un Terma aussi complexe que SIBA, porteur de tant de savoirs anciens. SIBA est un Terma de régénération et de transformation qui exige que sa Tertön et ses collaborateurs fassent preuve d’une ferme volonté pour transmuter leurs parts non alignées, pour corriger leurs erreurs, toujours prompts à faire amende honorable, pour se libérer de leurs conditionnements, pour se remettre en question en permanence et concentrer leur énergie dédiée à un mode de vie éthique : « Ils marchent leur parole ».

La mission du Tertön consiste à cheminer avec une grande rigueur vers toujours plus de sagesse, à être un représentant digne du Terma qui lui est confié pour ne pas mettre en péril sa crédibilité ainsi que la confiance des Netheru.

Je me réjouis de constater que sur terre, d’autres Tertöns exhumant le savoir passé, proposent des clés d’évolution et de transformation et se consacrent, de tout cœur en véritable humilité à leur mise en œuvre et à leur transmission.

Je suis profondément honorée d’être la Tertön du Terma SIBA et de partager sa magie irradiante avec ceux qui s’en remettent à elle, en confiance et en conscience.